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Tests à la Miller

En ce moment je mets un peu Clinamen de côté pour faire des tests. Je ne développe pas trop pour l’instant, ça reste des balbutiements, mais je bosse !

Page de Pretium Doloris

Pour ces tests j’essaie d’invoquer mon moi de 16 ans qui avait fait Pretium Doloris, une BD bien violente et graphique avec mon père au scénario. L’influence majeure est évidemment Miller, mais c’était un très bon exercice à l’époque, réfléchir à la lumière et aux valeurs de manière à faire ressortir les objets, sans contour. Ca a durablement marqué ma manière d’ombrer et d’encrer, et depuis j’ai une affinité pour les “ombres de brutasse” avec de forts contrastes. C’est aussi une facilité pour avoir un bon rendu… Mais mine de rien ça m’a demandé un temps d’adaptation pour me “remettre” dedans et j’ai complètement foiré ma première tentative d’encrage !

Au final après avoir douillé un peu je suis arrivée à ça. L’exécution n’est pas bien finie, le rendu manque de visibilité et y’a des trucs bien foireux au niveau de l’ombre des stores ; mais pour le test prévu, ça devrait être représentatif…

La différence avec les illustrations que je faisais pour Pretium Doloris, c’est que pour la BD il “suffisait” de faire le rendu final. Là (comme c’est pour un projet de jeu) je dois construire le décor proprement avec des calques. Ca m’a pris plus de temps que ce que j’imaginais. D’un côté je prends déjà du temps pour la conception du rendu final (réfléchir aux lumières et ombres pour avoir un rendu sympa) et ensuite je dois déconstruire ce rendu final pour savoir comment atteindre ce rendu grâce à une superposition d’ombres et de lumières.

Et c’est en faisant le gif que tu te rends compte que deux de tes calques ne vont pas

J’espère pouvoir vous en dire plus bientôt. Clinamen reste au chaud, je ne suis pas loin de la fin du premier jour dans le jeu (sur trois) et je voudrais finaliser cela pour avoir un bloc jouable et représentatif du rendu final. Ca devra sûrement attendre des vacances ici ou là cela dit.

Café Débat Jeux Vidéo à Rennes

Ce week-end je ne vous parle pas de l’avancement sur Clinamen, mais d’un événement que j’ai découvert, que j’ai beaucoup apprécié, et que je recommande donc. Voilà pourquoi j’en parle, au cas où quelques oreilles rennaises traineraient dans le coin.

Rennaises, car il s’agit de débats autour du jeu vidéo qui se déroulent à Rennes, plus précisément au Since 42.

J’ai pris des photos mais comme j’ai pas pensé à demander les droits à l’image… Je réutilise une de celles sur FB.

Je les ai découverts sur twitter à la faveur des notifications qui poppent sur votre fil d’actualité (du style “Machin s’est abonné à CDJV Rennes”). L’association “Café Débat” et “Rennes” m’a tout de suite intéressée. Déjà parce que j’aime les conférences, les débats, les podcasts, tout ce qui décrasse un peu votre cerveau. Et puis j’étais aussi en quête de moments où parler JV hors du net. Dans mon cercle d’amis avec qui je parle régulièrement et longuement (ce qui est déjà un cercle d’amis très restreint), il n’y a pas de personnes à fond dans le jeu vidéo, et je voulais avoir des occasions de discuter à bâtons rompus du medium. Je me souviens avoir cherché des endroits où parler régulièrement JV à Rennes… et je n’avais pas trouvé (soit je cherche mal, soit je n’ai pas les entrées).

Du coup, le combo débat + rendez-vous mensuel + cadre convivial (j’avoue ne pas être contre quelques bières le vendredi soir) me plaisait beaucoup, et ça m’a convaincue de tenter l’aventure.

J’avais un peu peur de tomber sur un cercle d’habitués difficile à intégrer ou que sais-je. Que nenni ! Les règles de prises de paroles sont strictes et permettent à chacun de participer et trouver sa place.  On vous met à l’aise, et durant les pauses (le débat est en trois parties), le contact se fait tout seul. C’est l’occasion de faire un débat dans le débat avec quelques uns, ou de discuter d’un autre sujet en rapport avec le JV ou non…

Concernant les thèmes des débats, j’ai adoré le premier (Le discours politique), un peu moins le second (Les jeux d’action), tout simplement parce que les jeux d’action c’est pas ma came à la base (et qu’il avait été moins problématisé que le premier, mais on a bien compris que c’était exceptionnel 😉 ). De toute façon j’aime beaucoup les discussions sur le rapport entre forme et sens (ça me rappelle des bons souvenirs de prépa littéraire), du coup j’attends avec impatience le prochain sur l’écologie et la notion de ressources dans le jeu vidéo, ça ne va pas manquer.


Quelques extraits du carnet où je note les jeux vidéos cités / des réflexions pertinentes / les perles (sur “Les jeux d’action”) :

  • 1ère intervention : “Pour moi, le jeu d’action par excellence, c’est le point and click” (autant dire que ça commence pas comme je l’attendais)
  • A propos des jeux d’action au sens “proches / inspirés des films d’action”, la tension entre l’accumulation d’actions à l’écran et l’inaction relative du joueur
  • Tentative de définition en creux du jeu d’action en cherchant des jeux d’inaction
  • Le jeu d’action comme offrant des opportunités de synchronisation des inputs avec l’état de la machine, menant à un état de transe du joueur
  • “Jurassic Poulain” (don’t ask!)
  • La différence entre accessibilité et lisibilité
  • Le héros parfait de jeu d’action : Mario car ce mec sait tout faire ! (plomberie, karting, vous saisissez l’idée…)
  • Réflexion à mener sur les régimes d’action dans un jeu, pourquoi le joueur agit-il
  • La distinction action / acte par Sartre
  • Et une belle métaphore filée de 30 min à base de Fiat, de train et de Rome pour déterminer si oui ou non le jeu transmet un message différent/différemment des autres media

(Vous l’aurez remarqué, j’aime bien les distinctions conceptuelles)


Si vous voulez participer, il suffit de guetter les dates et les sujets sur une de ces pages :

… et de venir au Since 42 à l’heure convenue, avec de quoi grailler de préférence. J’ai testé l’option “arriver bien avant et bosser dans Rennes en attendant” (je conseille) et l’option “arriver pour l’heure dite et faire face au parking de la Vilaine plein” (je déconseille).

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Clinamen #15 : à la découverte des imagemaps

J’ai pu faire tester Clinamen à de nouveaux cobayes cette semaine et une chose qui m’a frappée a été le réflexe des joueurs à aller fouiner partout avec leur souris sur le décor, comme s’ils pouvaient aller sélectionner des zones, à la manière d’un point-and-click. A la base j’avais forcément prévu de faire ça comme ça (ça prend plus de temps que de coder 5 choix dans un menu…), mais c’était pas une mauvaise idée, surtout que ma navigation est lourdingue par moments (qui a envie de se taper un menu avec 5 choix dont 4 choix sont des “Examiner tel objet” ?). Et puis bon, je suis là pour découvrir, alors j’étais curieuse de mettre la main à la pâte, et d’améliorer la fluidité de l’expérience de jeu en même temps.

La découverte de la semaine a donc été de paramétrer ce qui s’appelle apparemment des imagemaps (ça réveille quelques souvenirs de html effectivement). Une imagemap, c’est quand on paramètre plusieurs zones au sein d’une image et que ces zones deviennent interactives (changement de visuel quand on passe la souris dessus, action particulière quand on clique dessus, etc).

Voilà à quoi ça ressemble mais c’est pas très intéressant, et un connaisseur de RenPy/Python criera probablement en voyant mon bricolage et mes redites inutiles

Comme un gif vaut mieux qu’un grand discours, voici les résultats :

 

Au passage, j’aurai aussi appris comment faire des .gif

Inconvénient de la chose qui m’a obligée à retoucher mes visuels / truander de manière peu subtile, c’est que les hotspots (les zones sensibles définies au sein de l’image) sont forcément rectangulaires. Du coup j’ai du changer le visuel de l’ordinateur d’Ester pour que les boutons puissent se caser dans des zones rectangulaires. Et étrangement, dans la cabine à explorer, seuls une partie du bureau et de l’ordinateur s’illuminent au passage de la souris… car sinon les hotspots s’entrecroisent, ce qui n’est pas jouable non plus.

Je ne sais pas si c’est une limitation inhérente à  Ren’Py ou si c’est juste moi qui suis une quiche qui ne va pas plus loin que les imagemaps, mais j’en reste là pour l’instant. Et j’en suis pas mécontente, c’est clair que ça rend le tout plus intuitif / fluide :

Sinon, sur le front de la productivité, j’ai clairement un gain ces derniers temps. Le fait d’avoir (quasi) fini les visuels du jour 1 me permet de voir l’horizon de la fin de la première partie du jeu et ça booste. J’ai encore de gros aspects à pondre (j’aimerais animer la cinématique d’intro, y’a l’interface et le sound design auxquels je n’ai pas encore touchés…) mais la majeure partie du boulot consiste à tester, affiner, tester, affiner… Ce que j’aime faire ! Je trouve ça jouissif de jouer, de rencontrer un élément qui vous fait grincer des dents, passer sur le script, modifier, retour au jeu et… magie, l’amélioration est là et peut être vécue.

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